Comment fabriquer soi-même son toit végétalisé ?

Comment sublimer votre abri de jardin, garage ou niche ? Avez-vous déjà pensé au toit végétalisé ? Depuis quelques années, c’est devenu la manière esthétique d’habiller l’extérieur. Abordable (entre une dizaine à une centaine d’euros selon la surface), écologique, facile à réaliser, le toit végétalisé est de plus en plus courant en milieu urbain, malgré des débuts assez timides. Aujourd’hui, la mode est au Do It Yourself. Comment fabriquer soi-même son toit végétalisé ? Ce petit guide vous dit tout.

Qu’est-ce qu’un toit végétalisé ?

Toit végétalisé est le terme employé pour désigner une toiture entièrement recouverte de végétaux. Procédé déjà utilisé depuis la préhistoire pour retenir les eaux de pluie et lutter contre le vent et le feu, le toit végétalisé est installé sur un toit dont la structure est solide (en bois, en acier ou en béton), légèrement en pente (en deçà de 17°) afin de supporter le poids du substrat et des végétaux.

Le toit végétalisé habille les cabanes de jardin

 

Le toit végétalisé en 4 étapes

Le cadre

Commencez par mettre en place le cadre, de préférence en bois, car c’est plus facile à réaliser. Si votre toit a une forte pente, ajoutez des traverses intermédiaires pour mieux maintenir le substrat (terre).

L’imperméabilité

D’emblée, assurez-vous que votre toit est étanche car une fois la terre et les végétaux installées, il est quasiment impossible de la changer. Pour cela, installez une bâche à bassin type EPDM même si votre toit est déjà imperméable.

Le drainage

Afin que l’eau de pluie ne stagne pas sur votre toit entrainant un pourrissement des végétaux d’une part et un excès du poids du toit végétalisé d’autre part, ne négligez pas le drainage en installant une couche de polystyrène alvéolée ou des gravillons de lave communément appelés Pouzzolane recouverts de géotextile. Dans les deux cas, percez des trous dans la partie inférieure du cadre afin que l’eau de pluie soit évacuée normalement.

Le substrat et les structures végétales

Comme vous pourrez le voir à travers cette vidéo sur comment fabriquer un tout végétalisé, le substrat est fonction des structures végétales. Si vous voulez avoir un tapis, une épaisseur de terre de 5cm est largement suffisante. En revanche pour une prairie végétale, il est préférable de mettre 15cm de terre. Si la première offre l’avantage de n’exiger pratiquement pas d’entretien, à peine un nettoyage pendant l’hiver, et une vérification annuelle des gouttières, à condition de choisir des plantes qui résistent au froid et à la sécheresse (sédums, joubarbes…), la seconde est plus esthétique. Avec une variété de graminées et de bulbes (œil de paon, tulipe, narcisse…), vous aurez un joli petit éden au-dessus de votre abri de jardin de février à mai.

comment faire soi-même son toit végétalisé

 

Les avantages d’un toit végétalisé

Un facteur de rétention des eaux de pluie

Selon l’ADIVET (Association pour le Développement sur la végétalisation Extensive des Toitures) et Innovation et le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment), un toit végétalisé d’une épaisseur de 6 à 10 cm permet de retenir jusqu’à 50% des précipitations annuelles, entrainant une réduction de 5 à 10% des couts de gestion de l’eau. En effet, grâce aux plantes, une partie des eaux de pluies sera absorbée, une autre libérée par évapotranspiration et une dernière partie évacuée par les gouttières.

Un moyen de limiter les pics de température et les pollutions urbaines

Grâce au système d’évapotranspiration, le toit végétalisé rafraichit l’air urbain et l’humidifie, rendant la température supportable en été, jusqu’à -1 ou -2°C. Par ailleurs, il retient le carbone et le gaz carbonique tout en émettant de l’oxygène. En fait, 1,5m² de toit végétalisé couvre les besoins en oxygène d’un adulte. Selon toujours l’ADIVET et le CSTB, le toit végétalisé favorise la formation des rosées qui vont absorber les métaux lourds (plomb, carbone…) et se fixer sur le substrat pour nourrir les végétaux, les bactéries